108 SESSION DE LA CONFERENCE INTERNATIONALE DU TRAVAIL

Le plaidoyer de Christophe DABIRE

Le Premier ministre burkinabè, Christophe Joseph Marie DABIRE, a porté la voix du Burkina Faso à la 108 session de la Conférence internationale du travail, ce mercredi 12 juin 2019 à Genève en Suisse. Il a plaidé pour la recomposition du conseil d’administration du Bureau international du travail (BIT) pour prendre en compte les régions faiblement représentées et pour la construction de l’avenir du travail autour du principe d’inclusion de toutes les parties du monde.

C’est ce mercredi 12 juin 2019 que le Chef du gouvernement burkinabè, à la tête d’une forte délégation s’est adressé au monde à la tribune de la Conférence de l’Organisation internationale (OIT) du travail à Genève. Après avoir rendu un vibrant hommage aux devanciers de l’OIT et salué le travail abattu par toutes les instances de la plus ancienne organisation du système des Nations unies, créée en 1919, Christophe Joseph Marie DABIRE a indiqué que son pays tire une grande satisfaction de son appartenance à l’OIT. Et depuis son adhésion en 1960, le Burkina Faso participe de manière assidue aux activités de l’OIT. Ce qui lui a valu d’occuper différentes fonctions au sein du conseil d’administration du BIT, d’abriter en 2004 à Ouagadougou le sommet extraordinaire de l’Union africaine sur l’emploi et la lutte contre la pauvreté en Afrique en 2004, d’organiser en 2009 le premier symposium africain sur le travail décent en Afrique. Pour les 100 prochaines années, il a invité la communauté mondiale à « construire l’avenir du travail autour du principe d’inclusion de toutes les parties du monde et surtout de la prise en compte de tous les types de travail. Il a également fait savoir qu’un des défis majeurs que l’OIT devra relever à l’entame de son deuxième siècle d’existence reste la recomposition de son Conseil d’administration.

Faisant le point des acquis de son pays avec l’OIT, le Premier ministre a relevé que dans le cadre de la promotion du travail décent, le Burkina Faso a enregistré de nombreux appuis durant les 100 ans passés de l’Organisation. Il s’agit entre autres du Programme pays de promotion du travail décent dont la deuxième phase est en cours de formalisation, du Projet “BIT-gouvernance” en cours d’exécution, de la promotion du dialogue social et de l’extension de protection sociale, de l’amélioration des conditions de vie des femmes rurales grâce au projet de « Formation communautaire pour un travail décent ».

« Aujourd’hui le Burkina Faso peut se féliciter d’être en phase avec les principes cardinaux et les objectifs de l’OIT. En effet, au-delà de la ratification des conventions suivie de leur mise en œuvre, il a affirmé le rôle régalien qui est le sien de garantir le droit du travail, en créant un cadre institutionnel favorable à la promotion de ces principes », a affirmé le Premier ministre DABIRE.  La rencontre annuelle Gouvernement/Organisations syndicales des travailleurs instituée en 2008, la rencontre Gouvernement/Patronat instituée en 2017, le Haut conseil du dialogue social créé en en 2017 sont autant de cadres de dialogue créés par le Burkina Faso pour prévenir et gérer des crises au sein du monde du travail.

Le pays a également ratifié 44 conventions de l’OIT dont huit (08) conventions fondamentales et les quatre (04) conventions prioritaires.

« Mon pays fonde l’espoir que la déclaration du centenaire, qui va sans doute couronner les présents travaux, mettra un accent particulier non seulement sur le processus d’amélioration de la gouvernance de l’OIT mais aussi et surtout le renforcement des mécanismes d’accompagnement des Etats membres en vue de la réalisation de l’agenda pour le travail décent », a déclaré le Chef de la délégation burkinabè. En ce qui concerne l’avenir du travail, Christophe Joseph Marie DABIRE s’est dit convainque que celui-ci réside dans notre capacité à nous adapter à l’évolution technologique et à mettre ces outils modernes au service des leviers de développement. Le Burkina est dans cette dynamique de modernisation de son Administration du travail et du marché de l’emploi à travers deux outils principaux, -t-il dit. Et de citer : l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF), le développement d’une application dénommée Système d’inspection du travail automatisée (SITA) au profit de l’Administration du travail.

DCPM/MFPTPS