MOUVEMENTS SOCIAUX AU BURKINA FASO

« Nous n’irons pas à la confrontation… »

Arrivé de la matinée du 9 juin 2019 à Genève en Suisse, le Chef du gouvernement burkinabè a rencontré dans la soirée ses compatriotes vivant dans ce pays. Il a été question d’échanges interactifs sur les défis du Burkina Faso.

Les défis sécuritaires, la cohésion sociale, la gouvernance et les mouvements sociaux ont été au cœur des échanges directs entre la diaspora burkinabè vivant en Suisse mais aussi en France voisine et le Premier ministre Christophe Joseph Marie DABIRE dans la soirée de dimanche 9 juin. C’était à la Mission permanente du Burkina Faso auprès de l’Office des Nations Unies et des autres organisations Internationales à Genève. Le Chef du gouvernement et les deux ministres en charge du Travail et de la Jeunesse, Séni Mahamadou OUEDRAOGO et Salifo TIEMTORE qui l’ont accompagné en Suisse ont tenu à rassurer la communauté burkinabè que d’énormes efforts sont consentis pour assurer la sécurité de tous ceux qui vivent au Burkina Faso, sauvegarder la cohésion sociale et assurer une gouvernance vertueuse.

Sur les nombreux mouvements sociaux au Burkina Faso faits de grèves et de sit-in, Christophe Joseph Marie DABIRE a indiqué que le front social en ébullition s’explique par plusieurs éléments. Cela est dû au fait que le Burkina Faso est un pays de tradition de luttes. Il est aussi un Etat de droit en construction et dans un état de droit, toutes les opinions peuvent s’exprimer dans le respect strict de la législation en vigueur. En outre, après l’insurrection de 2014, le pays a connu une phase de Transition marquée par l’adoption d’un certain nombre de textes dont « l’application immédiate pose un problème de soutenabilité du budget », a-t-il expliqué. « C’est pourquoi nous disons aux partenaires sociaux qu’ils ont raison de demander l’application des accords qui ont été signés mais aussi de comprendre que si nous voulons les appliquer tous et maintenant, notre budget ne tiendra pas, la marmite finira par s’exploser ». C’est la raison pour laquelle le gouvernement appelle les partenaires sociaux à privilégier le dialogue pour la mise œuvre des différents protocoles d’accords signés. « Nous n’irons pas à la confrontation. Nous allons résoudre de façon intelligente ce qui nous oppose », a rassuré le Premier ministre.

D’autres questions relatives au vote des Burkinabè de l’extérieur en 2020, aux difficultés d’acquisition des documents administratifs, à l’exploitation de l’or ou encore à la formation professionnelle des jeunes ont fait l’objet d’échanges entre la diaspora et leurs hôtes venus de Ouagadougou pour participer à la 108e Conférence internationale du Travail qui se tient du 10 au 21 juin 2019.

DCPM/MFPTPS