CENTENAIRE DE L’OIT

La contribution de l’Organisation à la paix sociale au Burkina Faso

A la faveur de la célébration du centenaire de l’Organisation internationale de travail (OIT) du 15 au 17 mai à Ouagadougou, une conférence publique sur le thème « Contribution de l’administration du travail dans la promotion de la paix sociale au Burkina Faso » a été animée ce vendredi 17 mai à Ouagadougou.

Porter un regard sur la contribution de l’administration du travail dans la promotion de la paix sociale au Burkina Faso, à travers une conférence publique. C’est à cet exercice participatif que le conférencier, Timothée SOULAMA, ancien directeur général du travail et point focal du Bureau international du travail (BIT) au Ministère de Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale s’est adonné ce 17 mai. Il s’est longuement entretenu avec l’assistance sur l’historique et les missions de l’Organisation internationale du travail (OIT), la plus vieille institution du système des Nations unies. Il était assisté du conseiller technique du Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection Sociale, Wonogo Joseph SANDWIDI, modérateur de la conférence.

Outre l’historique et les missions, le conférencier s’est appesanti sur le bilan de la coopération du Burkina Faso avec l'OIT, les actions des services d'inspection du travail dans la promotion du dialogue social et des recommandations pour l’efficacité des services d’inspection du travail. Le Bureau international du Travail qui est le secrétariat permanent de l’OIT est la structure qui met en œuvre l’ensemble des activités de l’Organisation. Et parlant des interventions du BIT dans les pays, il a indiqué qu’elles se font à travers des missions d’appui /conseil, des projets de coopération technique mis en œuvre avec le soutien des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux.

Selon Monsieur Timothée SOULAMA, les interventions s’inscrivent en général dans un cadre de cohérence dénommée : programme pays pour un travail décent (PPTD), qui est élaboré en concertation avec les mandants tripartites (gouvernement, employeurs, travailleurs). Ce programme s’appuie sur les priorités nationales et les autres cadres nationaux de développement. Il s’agit de convenir avec les mandants des domaines prioritaires dans lequel le BIT pourrait concentrer son appui au cours d’une période donnée, en tenant compte de ses avantages comparatifs, des opportunités de synergie avec d’autres acteurs, des chances d’obtenir un impact.

Les interventions et réalisations du BIT au Burkina Faso n’ont pas été occultés par le conférencier. A l’en croire, l’institution depuis sa création continue d’apporter son appui à la politique de création d'emplois notamment à la mise en œuvre de la Politique nationale de l'emploi (PNE) et du Plan d'Actions Opérationnel (PAO).  A cela s’ajoutent des soutiens au profit des fonds d'appui à la création d'emplois (Fonds d'appui à la Promotion de l'emploi, Fonds d'appui à la formation professionnelle et à l'apprentissage et au Fonds d'appui aux initiatives des jeunes).

Depuis les années 80, le BIT appuie le Burkina Faso dans l’utilisation des méthodes HIMO dont le Programme spécial de travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre (PSTP/HIMO) est le plus connu. D’autres programmes multisectoriels ont été exécutés, selon cette approche, et ont permis de développer des compétences nationales en la matière : le Programmes de travaux d’intérêt public pour l’emploi (TIPE), le Fonds d’investissement des collectivités décentralisées (FICOD), les Programmes pistes rurales dans la région de l’Est.

Au cours des échanges, l’actuel code du travail qui permet aux employeurs de renouveler à volonté les bahis sitesi contrats à durée déterminée (CDD) au détriment des employés a retenu l’attention de l’Unité d’action syndicale (UAS). Le Secrétaire général de l’Organisation national des syndicats libres (ONSL), Paul KABORE, a critiqué l’attentisme du gouvernement face à cette situation. Il a rappelé la nécessité et l’urgence le de relire code pour la sauvegarde des intérêts des employés.

En somme, l’on retient que l’administration du travail contribue énormément grâce à des actions multiformes à l’apaisement du climat social au Burkina Faso.

DCPM/MFPTPS