SYSTEME D’INSPECTION DU TRAVAIL AUTOMATISE

L’application officiellement lancée

Le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Pr Séni Mahamadou OUEDRAOGO, a présidé ce jeudi 11 avril, le lancement officiel du Système d’inspection du travail automatisé (SITA) dans la salle de conférence de l’immeuble de la modernisation à Ouagadougou.

Le Système d’inspection du travail automatisé (SITA) est un outil de réforme électronique qui permettra désormais la gestion électronique des informations issues des contrôles des établissements formels et non formels, du travail des enfants, des services de santé au travail, des conciliations en matière de conflits de travail et d’élaboration des actes. Le lancement officiel de cet outil est intervenu ce jeudi 11 avril 2019 à Ouagadougou.

 Le système d’inspection du travail automatisé est bâti sur deux composantes : la gestion des contrôles d’établissement et la gestion des conflits partageant une même base de données unique de fichiers d’entreprises. Ses fondements s’appuient sur la législation du travail et de la protection sociale en vigueur avec une souplesse d’adaptation à la législation. Peuvent accéder à SITA, les inspecteurs et contrôleurs du travail, les médecins inspecteurs, les attachés de santé et sécurité au travail intervenant dans le processus d’élaboration des actes et le secrétariat intervenant dans le processus de réception et d’enregistrement des plaintes, les informaticiens intervenant dans la maintenance du système, la formation et l’assistance à l’utilisation. Enfin pour accéder au Système d’inspection du travail automatisé, il faut être dans le Réseau informatique national de l'Administration (RESINA) et être détenteur d’un code d’accès.

Selon le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale, Pr Séni Mahamadou OUEDRAOGO, le Système d’inspection du travail automatisé ne vient pas remplacer l’inspecteur du travail. Il constitue plutôt, une retranscription dans un autre langage de ce que les inspecteurs et contrôleurs abattent déjà comme travail au quotidien. C’est pourquoi, il les exhorte à plus d’adhésion pour que l’administration du travail burkinabè puisse opérer sa mutation numérique afin d’être en phase avec son environnement.

Le Ministre Séni Mahamadou OUEDRAOGO a rappelé  dans son discours que l’avènement du Système d’inspection du travail automatisé est l’aboutissement d’un processus débuté depuis août 2017 par de jeunes informaticiens qui ont traduit, en langage informatique, les besoins des inspecteurs et contrôleurs du travail en matière de contrôle d’entreprises et de règlements des conflits de travail.

A en croire le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le développement de ce logiciel contribue à la concrétisation d’un des engagements pris par le Président du Faso dans le domaine du travail dans son programme présidentiel : « Bâtir avec le peuple un Burkina Faso de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice » qui consiste « à renforcer les capacités et l’opérationnalité des structures de contrôle de l’Etat en matière de travail et protection sociale ».

DCPM/MFPTPS