ORGANISATION DES CONCOURS DIRECTS ET PROFESSIONNELS DE LA FONCTION PUBLIQUE: Les acteurs réfléchissent pour une meilleure gestion

Tous les acteurs impliqués dans l’organisation des concours directs et professionnels du ministère de la Fonction publique sont en conclave du 9 au 11 février à Ouagadougou autour d’un atelier de réflexion pour une meilleure organisation des concours de la Fonction publique d’Etat. La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été présidée par le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la protection sociale, Clément Pengwendé Sawadogo dans la salle de conférence de la direction générale des douanes sis à Ouaga 2000.

Ce forum national voulu par le ministre dès sa prise de fonction en janvier 2016 s’explique d’une part, par des difficultés diverses sur fond de pratiques frauduleuses qui ont entaché le processus d’organisation des de la Fonction publique en 2015 à, travers l’administration des épreuves. Et d’autre part, mener des réflexions avec toutes les parties impliquées dans l’organisation annuelle des concours pour une meilleure gestion du processus sur la base de la transparence et de l’égalité des chances pour tous les candidats, a déclaré le ministre Sawadogo. Selon lui, au regard du nombre de plus en plus croissant des candidats à ces concours d’accès aux emplois de la Fonction publique d’Etat, il était nécessaire pour le département dont il a la charge de passer en revue avec l’ensemble des acteurs impliqués directement dans l’organisation d’examiner de long en large le dispositif organisationnel de tous les concours directs et professionnels afin d’aboutir à des propositions d’innovations pour une meilleure rationalisation des charges financières qui s’élèvent à des milliards de francs CFA par an pour le compte du Ministère de la Fonction publique, du Travail et de la protection sociale. A titre d’exemple, les concours directs de la session 2016, le nombre de demandeurs d’emplois de l’Etat a franchi le cap d’un million de candidatures enregistrées à travers tout le pays pour 24035 postes à pourvoir. Cette augmentation fulgurante des effectifs des candidats avait contraint le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la protection sociale à déployer d’énormes efforts de réaménagements du dispositif organisationnel par la déconcentration des sites de réception des dossiers de candidature, le renforcement des mesures de sécurisation des épreuves, et la possibilité offerte aux postulants pour les dépôts leurs dossiers par voie électronique. Le présent atelier national de partages d’expériences de 72 heures fera l’état des lieux du dispositif organisationnel actuel des concours de la Fonction Publique. Aussi les participants venus d’horizons divers se pencheront sur le dispositif législatif et réglementaire de la nouvelle loi 081 du statut général de la Fonction publique d’Etat. Aux termes de cette loi du gouvernement de la Transition démocratique qu’a connue notre pays, la publication de simples communiqués d’ouverture des concours en lieu et place des arrêtés est caduque et représente une irrégularité criarde du point de vue juridique selon les experts présents à l’atelier de réflexion. Pour ce faire, plusieurs pistes de réflexions sont soumises aux participants par le ministre Clément Pengwendé Sawadogo. Parmi lesquelles, la révision probable des attributions et le statut de l’Agence générale de recrutement de l’Etat (AGRE), la possibilité éventuelle pour les départements ministériels et des institutions d’organiser de façon autonome à l’interne les concours relevant des lois spécifiques. Le ministre de la Fonction publique a, par ailleurs invité les participants à pousser la réflexion pour mettre fin aux longues attentes des candidats sous un soleil de plomb devant les guichets de dépôt des dossiers de candidature aux concours directs de la Fonction Publique pour la prochaine session.


Wendémi OUEDRAOGO